Le Cap-de-la-Madeleine est l'un des secteurs qui forment la grande ville de Trois-Rivières. Cette région était à l'origine la municipalité du Cap-de-la-Madeleine, une petite ville québécoise reconnue pour ses sources d'eau potable de grande qualité, la Maison Rocheleau dite «Manoir des Jésuites» ainsi que pour le Santuaire Notre-Dame-du-Cap. La basilique Notre-Dame-du-Cap, l'immense église dédiée à la Vierge Marie, accueille de nombreux pèlerins provenant de partout dans le monde. Avant la grande réorganisation municipale de 2002, le Cap-de-la-Madeleine était une ville québécoise de plus de 33 000 habitants.

Histoire du Cap-de-la-Madeleine

La ville de Cap-de-la-Madeleine fut fondée le 20 mars 1651 par le père Jacques Buteux. Elle doit son nom à la seigneurie de La Madeleine, une terre que la compagnie de la Nouvelle-France concéda à Jacques de la Ferté le 15 janvier 1636. Ce dernier était un abbé de Sainte-Madeleine de Châteaudun en France, d'où le nom qu'il donna à ses terres. La seigneurie était située sur la rive nord du fleuve Saint-Laurent, entre la rivière Saint-Maurice, à Trois-Rivières et la rivière La Chevrotière, à Deschambault-Grondines. Aux alentours de 1640, des jésuites installent une mission au cap de la seigneurie de La Madeleine. Ce cap était connu sous le nom de cap des Trois-Rivières.

Au cours d’années suivantes, l'abbé de la Ferté amputa sa propre seigneurie afin de permettre le développement régional. Il concéda les seigneuries suivantes: Seigneurie de Batiscan (1639), fief de l'Arbre-à-la-Croix (1644), fief des Prairies-Marsolet 1644), fief Leneuf (1646), fief de Neuville (1646) et seigneurie du Cap-de-la-Madeleine (1651). Ce qui restait de la seigneurie de La Madeleine, après les divisions en plus petites seigneuries a été supprimé par le tribunal en 1668, faute d'héritiers. Jacques de La Ferté était mort depuis 1651, l'année de la fondation du Cap-de-la-Madeleine. Le père Jacques Buteux meurt martyr en 1652 dans la Haute-Mauricie.

Trois forts ont été construits pour assurer la sécurité des résidents : le fort du moulin, situé sur le premier domaine des Jésuites (entre les actuelles rues Duguay et Jean-Noël-Trudel), le fort Saint-François, situé sur le deuxième domaine des Jésuites (sur les terrains du sanctuaire actuel), et le fort Sainte-Marie, situé sur l’arrière-fief Sainte-Marie (à l'ouest du cimetière Sainte-Marie-Madeleine situé dans le secteur de Sainte-Marthe-du-Cap). À cette époque, il était impensable de vivre en dehors des forts.

En 2002, le gouvernement de Bernard Landry force la fusion d'un grand nombre de municipalités au Québec. Le résultat est la fusion de l'ancienne ville de Trois-Rivières et des villes de Cap-de-la-Madeleine, de Sainte-Marthe-du-Cap, de Saint-Louis-de-France, de Trois-Rivières-Ouest et la municipalité de Pointe-du-Lac.